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À la veille de la reprise des négociations sur le partenariat Transpacifique, les producteurs agricoles d’Outaouais-Laurentides poursuivent leur mobilisation « Forts et Unis pour la gestion de l’offre ». En effet, une délégation composée d’une quarantaine de tracteurs s’est déplacée sur la colline parlementaire à Ottawa pour accentuer la pression auprès du gouvernement fédéral. Cette délégation se joindra à un groupe de producteurs de l’Est ontarien pour une manifestation prévue vers 11h00.

À l’instar de leurs collègues de l’Ontario, les producteurs agricoles de la région désirent rappeler que la gestion de l’offre est un système de production et de mise en marché qui fonctionne sans aucune subvention gouvernementale. Elle permet de produire selon les besoins du marché et sans gaspillage tout en permettant aux producteurs agricoles, aux transformateurs et aux consommateurs de transiger un prix juste et équitable pour ces produits. Rappelons que nos producteurs doivent se soumettre à des normes de production qui surpassent les standards américains. Les fermes familiales québécoises se retrouvent donc dans un système de concurrence inégale. Il sera difficile pour eux de concurrencer les fermes industrielles américaines subventionnées.

La pression exercée sur le Canada pour qu’il ouvre ses frontières aux produits agricoles importés est grande. Pour M. Réal Gauthier, président des Producteurs de lait d’Outaouais-Laurentides, « la gestion de l’offre est une très bonne affaire pour l’économie du Québec et celle de nos régions. À elle seule, la production laitière, principale production sous gestion de l’offre en Outaouais-Laurentides, représente 262 fermes, 2 173 emplois agricoles et une production évaluée à 106,8 M$.  Au niveau de la transformation, 14 usines emploient 9 587 personnes. Dans l’ensemble, la contribution de la filière laitière d’Outaouais-Laurentides au PIB québécois se chiffre à 987,4 M$ ».

Selon M. Gauthier, une ouverture des marchés serait catastrophique pour ce secteur qui ne peut pas concurrencer le climat de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, pas plus que les subventions américaines. « La gestion de l’offre est le système le plus juste autant pour les producteurs, les transformateurs que les consommateurs et nous n’avons pas les moyens de nous en priver. Le Québec serait particulièrement touché puisque 43 % des revenus agricoles dépendent de la gestion de l’offre », rajoute-t-il.

Tous les pays ont des secteurs sensibles à protéger dans les négociations commerciales et celle du PTP ne fait pas exception.  « Le Canada a signé plusieurs accords en protégeant la gestion de l’offre. Il devra manifester son appui en faveur de la gestion de l’offre dans cette négociation. À ce jour, les réponses obtenues par le parti au pouvoir ne se font pas très rassurantes », conclut M. Réal Gauthier.

On retrouve un total de 262 fermes laitières ainsi que 31 fermes d’œufs et de volailles qui produisent sous gestion de l’offre dans la région d’Outaouais-Laurentides. Juste au Québec, les secteurs laitier et avicole rapportent chaque année près de 8,2 milliards de dollars au PIB, génèrent 92 000 emplois et permettent le versement de 1,38 milliard de dollars en taxes et impôts. Au plan canadien, ils contribuent pour plus de 30 milliards de dollars au PIB et génèrent plus de 300 000 emplois de qualité. Le Canada a tout intérêt à préserver cette contribution majeure à son économie.

Pour plus d’information, consultez le site www.fortsetunis.ca.

 

À propos de la Coalition GO5

La Coalition GO5 rallie de nombreuses personnes et organisations qui  croient en une agriculture forte et un secteur alimentaire prospère au Québec.  Elle vise le maintien de la gestion de l’offre au terme des différentes négociations commerciales nationales et internationales.  Cette gestion de l’offre assure aux Québécois une production locale d’œufs, de volailles et de produits laitiers de grande qualité et, aux agriculteurs, un revenu équitable du marché sans subvention.

La Coalition GO5 regroupe des acteurs influents de l’industrie agroalimentaire du Québec. Parmi eux, on retrouve : Agropur, Banque de Montréal, Banque Nationale, La Coop fédérée, Desjardins Entreprises, Fermes Burnbrae, le Ministère de l’Agriculture, Pêcheries et Alimentation du Québec, le Conseil de la transformation alimentaire du Québec, le Conseil des industriels laitiers du Québec, l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière, Nutreco Canada, Groupe-Nutri et TD Canada Trust.

Pour plus de renseignements sur cette campagne, consultez le site Internet: www.fortsetunis.ca