Saint-Eustache, 16 août 2019 – >

Press release – English version

Le dimanche 8 septembre, de 10 h à 16 h, l’Union des producteurs agricoles (UPA) présentera la 17e édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec. Une vingtaine de fermes accueilleront les visiteurs en Outaouais, dans les Laurentides, à Laval et Montréal, où ils pourront découvrir les nombreuses initiatives mises de l’avant pour une agriculture plus durable.

L’environnement, c’est dans notre culture, le thème de l’événement cette année, renvoie à une préoccupation importante pour le public et une question d’actualité brûlante pour le secteur agricole. La journée Portes ouvertes permettra aux gens de comprendre à quel point le souci de pratiquer une agriculture responsable fait partie du quotidien des producteurs de la région.

« En elles-mêmes, les fermes sont de petits laboratoires d’innovation et d’expérimentation en agroenvironnement, fait valoir le président de l’UPA Outaouais-Laurentides, Stéphane Alary. Les visiteurs seront surpris de découvrir la quantité impressionnante de gestes qui sont posés dans nos fermes pour conserver les sols, réduire l’utilisation de pesticides, gérer les ravageurs des cultures, gérer les fumiers, protéger les cours d’eau, réduire les gaz à effet de serre et favoriser le bien-être animal. »

Cette année, cinq fermes urbaines établies à Montréal ouvrent leurs portes au public : Les Fermes Lufa (production maraîchère sur toit en serres); La Centrale agricole (coopérative d’entreprises agricoles); La Ligne verte – Maraîcher (production maraîchère sur toit); Vignes en ville (projet d’étude sur la vigne en milieu urbain); Le Laboratoire d’agriculture urbaine du Palais des congrès de Montréal (production maraîchère sur toit). Ces entreprises sont toutes engagées dans une approche favorisant un système alimentaire durable dans la métropole et multiplient les initiatives écoresponsables.

« C’est bien plus qu’un slogan, l’environnement est vraiment dans notre culture et c’est avec fierté que nous en ferons la démonstration sur nos fermes le 8 septembre », conclut Stéphane Alary.

La journée Portes ouvertes sur les fermes du Québec est un événement qui se déploie sur plus de 100 fermes dans toutes les régions du Québec et sur l’Esplanade du Parc olympique de Montréal. L’événement est devenu, au fil des ans, une activité familiale incontournable et très prisée, dans la région comme ailleurs dans la province. L’an dernier, plus de 18 000 personnes ont visité une ferme participante de l’Outaouais, de Laval et des Laurentides. L’ensemble des fermes du Québec ont accueilli plus de 150 000 visiteurs.

Toutes les informations au sujet des fermes participantes sont accessibles en ligne sur le site internet dédié à l’événement : portesouvertes.upa.qc.ca.

Des gestes inspirés de la science pour protéger l’environnement

Des actions audacieuses sont mises en pratique dans les champs, les vergers et les élevages, qui deviennent de véritables bancs d’essai scientifiques. Deux producteurs témoignent de leur expérience.

 

« Nous cultivons notre maïs sans pesticides et il est sans OGM. Nous travaillons avec des petites guêpes (trichogrammes) que nous introduisons dans les champs. Après l’accouplement, la femelle pond dans les œufs d’insectes ravageurs qui sont ainsi parasités et éliminés. C’est une méthode biologique qui remplace l’utilisation de produits chimiques », explique Samuel Bertrand, copropriétaire de la ferme, qui se spécialise principalement dans l’élevage de volailles en liberté, sans antibiotiques ni facteurs de croissance.

 

« Dès ma première année de production à Saint-Joseph-du-Lac, en 2014, il était clair que j’allais orienter mes choix vers des méthodes alternatives afin de diminuer le plus possible l’utilisation de pesticides, dit Marylin Courchesne, copropriétaire et agronome. Une de ces méthodes est la confusion sexuelle, pour lutter contre le carpocapse, principal ravageur en pomiculture.  On installe dans le verger des diffuseurs de phéromones sexuelles qui dégagent une odeur identique à celle émise par la femelle, ce qui provoque la confusion des mâles et rend plus difficile l’accouplement. Ça marche et c’est implanté systématiquement dans nos vergers. »

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Source et information :
Nathalie Villeneuve
Conseillère communication et affaires publiques
Fédération UPA Outaouais-Laurentides
450 472-0440 poste 228