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À travers les expositions agricoles, les manifestations et les fêtes champêtres que j’ai visitées durant la période estivale, j’ai pu échanger avec vous, producteurs, sur les enjeux du monde agricole. À plusieurs occasions, vous m’avez questionné sur la campagne électorale fédérale en me demandant quel était le parti politique le plus apte à défendre les intérêts du monde agricole.

L’UPA préfère rester neutre lorsque vient le temps de supporter un parti politique plutôt qu’un autre. Les membres sont plutôt invités à prendre connaissance des enjeux importants pour l’avenir de notre agriculture. Je me permets donc d’aborder avec vous certains sujets qui méritent toute votre attention et je vous invite à questionner vos candidats par rapport à ces sujets.

Tout d’abord, au cours des dernières années, les sommes octroyés aux programmes agri ont été considérablement réduits. Le renouvellement du cadre stratégique agricole pourrait être une occasion de normaliser la situation et même bonifier les programmes AGRI. En agriculture, l’enveloppe budgétaire du gouvernement provincial dépend beaucoup de l’argent fédéral. Si le gouvernement fédéral coupe en agriculture, la situation de nos agriculteurs pourrait être catastrophique.

Le dossier de la main d’œuvre en agriculture est aussi très préoccupant, particulièrement au niveau de la main-d’œuvre étrangère. Les décisions administratives qui ont été prises, au cours des dernières années, nuisent à la productivité de nos entreprises. Nos entrepreneurs n’ont pas le luxe d’attendre que les pommes soient tombées avant de voir arriver leurs employés.

En matière de réciprocité des normes des produits agricoles, pour éviter toute concurrence déloyale, le gouvernement canadien doit s’assurer que les exigences imposées à nos producteurs soient appliquées aux produits importés avec la même rigueur. Que ce soit au niveau des règles agroenvironnementales, les normes de certification, de biosécurité et autres, on doit être en mesure de se battre à armes égales.

Les négociations entamées dans le cadre du Partenariat transpacifique sont préoccupantes. Affaiblir la gestion de l’offre aurait pour résultat d’affaiblir un grand pan de notre agriculture. En ce sens, les partis politiques fédéraux devront s’engager à défendre notre système de gestion de l’offre sans compromis.

Au cours des prochains jours, les membres du conseil général de l’UPA rencontreront les représentants des principaux partis politiques pour faire connaître les attentes du monde agricole. La Terre de chez nous en résumera les grandes lignes bonifiées des réponses apportées par chacun des partis. Avec toutes ces informations, la balle sera dans votre camp. Votre devoir de citoyen est d’exercer votre droit de vote en fonction de vos valeurs et de vos priorités.

Richard Maheu