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La foresterie, la lourdeur administrative des programmes agricoles et l’accès à des ressources professionnelles ont été au centre des échanges lors d’une rencontre entre des agriculteurs et les candidats de la circonscription de Gatineau, le 24 septembre, à Kazabazua.

 

Jonathan Carreiro-Benoit (PQ), Pierre Côté, vice-président de l’UPA de la Vallée-de-la-Gatineau, Robert Bussières (CAQ), Stéphane Alary, président de l’UPA des Collines de l’Outaouais, Milan Bernard (QS), Patrick Sullivan, président de l’UPA de la Vallée-de-la-Gatineau, Luce Farrell (PLQ).

Les candidats des quatre principales formations politiques, Luce Farrell (PLQ), Jonathan Carreiro-Benoit (PQ), Robert Bussière (CAQ), Milan Bernard (QS) ont accepté l’invitation conjointe de l’UPA des Collines de l’Outaouais et de la Vallée-de-la-Gatineau.  Devant une trentaine de producteurs de la région, ils ont pu exposer leur vision et leurs engagements en matière d’agriculture.

Une période de questions a ensuite permis les échanges entre les producteurs et les représentants des partis, sur des enjeux souvent méconnus de ces derniers.

Foresterie, paperasse et ressources professionnelles

Dans une région où les agriculteurs sont aussi très souvent propriétaires forestiers, le marché du bois est source de préoccupation. Plus particulièrement, le principe de résidualité, qui doit assurer aux usines de transformation un accès privilégié au bois des forêts privées, n’est pas toujours respecté, ont déploré des producteurs. La rencontre a permis aux candidats de se familiariser avec ce dossier.

Elle leur a également fait prendre conscience de la lourdeur administrative avec laquelle les producteurs doivent composer, en lien avec la réglementation et les programmes agricoles, par exemple.  Plusieurs producteurs ont noté l’accès déficient aux ressources professionnelles du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Le soutien à la relève agricole, la rétention de la main-d’œuvre, l’impact de la hausse du salaire minimum, la réglementation relative à la conservation des milieux humides, la protection de la zone agricole et les problèmes de déprédation ont également fait partie des discussions.

À écouter sur le site internet de CHGA

Malgré la bonne volonté et l’ouverture démontrée par tous les candidats, leur méconnaissance des dossiers agricoles a été soulevée par des agriculteurs à l’issue de la rencontre. On peut écouter les commentaires de certains d’entre eux sur le site de la station de radio locale CHGA.

Une telle rencontre permet justement de sensibiliser et informer les candidats au sujet des préoccupations des producteurs, a souligné le vice-président de l’UPA de la Vallée-de-la-Gatineau, Pierre Côté, dans un autre segment d’entrevue réalisé par CHGA. « Il y a beaucoup d’éducation à faire », a-t-il dit.

Bonne volonté commune

Malgré des plateformes différentes en matière d’agriculture pour les partis en présence, les candidats ont exprimé des volontés communes :

  • sauvegarder la gestion de l’offre;
  • réduire la bureaucratie administrative;
  • soutenir, écouter les producteurs et travailler de concert avec eux;
  • favoriser l’établissement de la relève;
  • adapter les programmes et la réglementation à la réalité agricole;
  • freiner la spéculation foncière