Besoin d’aide? 24/7

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  • 1-866-APPELLE si vous ou un proche avez des idées suicidaires
  • 514 929-2476 pour parler à une travailleuse de rang d’Écoute agricole

La Fédération UPA Outaouais-Laurentides et Écoute agricole des Laurentides (ÉAL) saisissent l’occasion de la Semaine nationale de prévention du suicide pour donner la parole à des membres de la communauté agricole, dans une série de capsules vidéo abordant le sujet sensible de la santé psychologique.

Parle-moi : le titre de la campagne est une invitation aux agriculteurs à surmonter leurs réticences à parler de ce qu’ils vivent lorsqu’ils traversent une période difficile. Les témoignages recueillis sont également un moyen de sensibiliser le grand public à la réalité vécue par ceux qui produisent les aliments qui se trouvent dans leur assiette. Les trois capsules vidéo de la série sont dévoilées une à une, à raison d’une par semaine pendant le mois de février, notamment sur les pages Facebook de la Fédération et d’ÉAL.

« Pour moi, c’est important que les gens sachent qu’on n’est pas infaillible, qu’on n’est pas indestructible. »

— Yvan Bastien

La détresse psychologique fait malheureusement partie de la réalité agricole. Au Québec, selon une enquête réalisée en 2006 par Ginette Lafleur et Marie-Alexia Allard, 51 % des producteurs agricoles vivent un niveau élevé de détresse psychologique, alors que ce pourcentage est de 20 % dans la population générale. En 2019, en seulement quatre mois, quatre agriculteurs se sont enlevé la vie en Outaouais.

Les aléas du climat, des programmes d’aide financière inadéquats, un travail exigeant offrant peu d’occasions de répit, la pression et l’orgueil liés à la survie d’une entreprise qui se transmet de génération en génération sont quelques-uns des facteurs qui expliquent le stress vécu par les producteurs.

Les mois d’hiver peuvent être éprouvants pour un agriculteur. Pendant cette période de flottement entre deux saisons, ils tracent leur bilan financier et remplissent la volumineuse paperasse liée aux programmes gouvernementaux. Ce moment est propice aux ruminations, aux inquiétudes, à l’anxiété, voire à la dépression. Certaines valeurs bien ancrées, notamment chez les hommes, freinent l’expression des émotions et la volonté de demander de l’aide.

« Si on se sent inconfortable de parler à quelqu’un dans notre entourage, parler à un travailleur de rang est une bonne idée. »

—JamesThompson

Écoute agricole des Laurentides offre un service de travailleurs de rang confidentiel pour répondre à ce besoin. Au même titre que les travailleurs de rue en ville, ces personnes rendent visite aux producteurs en milieu rural, les écoutent et les dirigent, au besoin, vers les ressources adaptées à leur situation.

Parler ouvertement de santé psychologique et aller chercher de l’aide quand c’est nécessaire doit devenir un réflexe. Un réflexe qui peut sauver des vies. C’est le message livré par James Thompson, producteur maraîcher biologique de Thurso, Yvan Bastien, producteur laitier de Sainte-Anne-des-Plaines et Marie-Milie Leduc, fille d’un producteur laitier de Thurso qui s’est enlevé la vie en juin 2019.

« Si mon père était décédé d’une crise de cœur, d’un cancer… on aurait pu en parler ouvertement, facilement. Là, c’est le suicide, ça fait peur. On ne veut pas en parler. En en parlant, on va pouvoir sensibiliser des gens. »

— Marie-Milie Leduc

« La Fédération UPA Outaouais-Laurentides est fière de s’associer avec un partenaire comme Écoute agricole des Laurentides dans le cadre de la campagne Parle-moi. Sensibiliser les producteurs et le grand public à l’importance de prendre soin de soi, de vaincre les tabous liés à la santé mentale et de demander de l’aide quand il le faut fait partie de nos priorités », a déclaré le président de la Fédération, Stéphane Alary.

Ce projet est réalisé grâce au Fonds d’appui au rayonnement des régions du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

Première capsule :

Deuxième capsule :

Troisième capsule :